Un arbre sur scène, une hirondelle dans les airs et un ruisseau sinueux qui serpente au rythme de la musique de cette soirée : le Budapest Festival Orchestra rend hommage à la nature dans toute sa splendeur. Iván Fischer, fondateur et inspirateur de cet orchestre exceptionnel au palmarès impressionnant, allie liberté musicale et vision affirmée. Dans Cantus Arcticus d'Einojuhani Rautavaara, les sons de l'orchestre se mêlent au chant des oiseaux du Grand Nord : fragile, éthéré et émouvant. Le Troisième concerto pour piano de Bartók résonne de manière imposante avec Kirill Gerstein au piano, un soliste qui passe sans effort de la rigueur intellectuelle à la pure lyrique et qui a sa place sur les plus grandes scènes du monde. La Sixième symphonie de Beethoven, la Pastorale, clôt la soirée comme un hommage intemporel à la nature et à l'homme. Ce concert ne se veut pas un manifeste réfléchi sur la nature, mais un geste authentique : la musique comme pure louange, mise en vie par un orchestre admiré internationalement pour son audace, son imagination et son humanité.
Programme
- Rautavaara Cantus arcticus, concerto pour oiseaux et orchestre
- Bartók Concerto pour piano n° 3
- Beethoven Symphonie n° 6 en fa majeur, opus 68, 'Pastorale'